Et on se roulera dans le foin pour s'amuser, pour se réchauffer, on ira à Paris en vélo avec un sac à dos sur nos épaules juste pour le plaisir, on s'endormira au clair de lune en regardant les étoiles, on marchera sans but dans la rue, main dans la main le sourire aux lèvres, on regardera des dizaines et des dizaines de couchers de soleil, les pieds dans l'eau froide à nous glacer le sang, on rira à coeur joie dans l'église juste pour se faire remarquer, on roulera en moto à toute vitesse pour se sentir enfin libre, on volera dans les magasins pour marquer le coup , on ira s'entasser dans une cabine de photomaton pour faire comme dans les films ,on parlera de tout et de rien , on ralentira le temps pour savourer encore plus chaque instants , on s'enlacera pour la beauté du geste , on s'écrira sur le corps des tonnes et des tonnes de mots incohérents, enfin on ferait tout et n'importe quoi pour remplir nos journées ensemble, juste ensemble, mais surtout pour garder ces souvenirs à jamais dans nos têtes.
On en passera des jours et des nuits sans se rendre compte que le temps passe et qu'il passe très vite.
Et puis un soir comme tous ces soirs je te laisserais partir comme à chaque fois, je te verrais t'éloigner mais cette fois-ci tu me laisserais ta veste pour que je n'ai pas froid et pour que je garde ton odeur près de moi. Mais ta veste n'y changerait rien, j'aurais froid. Car à chaque pas que tu feras en direction du soleil, mon coeur se remplira d'un vide glacial.
Mais cette fois serait différente, tu retourneras une dernière fois pour m'offrir ton dernier sourire plein de chaleur, d'une éternelle lueur ainsi qu'un clin d'oeil me disant que l'année prochaine sera encore bien mieux... On en avait décidé ainsi, aucun engagement, aucun attachement ...
Puis seule et rêveuse je rentrerais chez moi avec les notes de ta chanson qui résonneraient encore dans ma tête, et je regretterais de mettre prise à ce jeu et de ne pas avoir pu te dire à quel point tu comptais pour moi, si ce n'était pas autre chose . . .
Et dès le lendemain, j'apercevrais au bout du couloir tes converses toutes propres sans même croisait ton regard. Je saurais alors cet instant que nous serons redevenus des inconnus, de simples étrangers, dans une même vie, se côtoyant quotidiennement, oui ... juste des étrangers sans aucun lien apparent . . .